A chaque descente, le même rituel.
Je me balade au hasard des rues, suspendu au milieu d’une obscurité silencieuse. Omniprésente et immobile, elle m’enveloppe, tantôt éventrée par le faisceau de ma lampe, tantôt perturbée par un bruit d’eau ou un éclat de voix.
J’erre.
J’erre dans des centaines de kilomètres de couloirs. Pourtant, je ne vois qu’à cinq mètres devant moi. Cet isolement m’étourdit. Des fragments de cartes m’orientent approximativement et contribuent à brouiller mes sens. Toute notion du temps s’efface à mesure de mon avancée erratique, couloir après couloir, salle après salle.
Cet objet a été publié à 250 exemplaires. Une moitié a été mis à disposition lors de l’exposition collective 17 à l’espace Confluences, Paris, en décembre 2011. L’autre a été déposé au hasard de mes pérégrinations souterraines.
